Garde-meuble en Suisse : ce que vous signez et ce qui reste à votre charge
Entre deux baux, pendant un séjour à l’étranger, après un décès ou le temps d’un chantier, il faut parfois sortir tout un intérieur du logement sans savoir où le mettre. On appelle un garde-meuble, on signe, on paie au mois. Dix-huit mois plus tard, le buffet ressort avec une auréole sombre sur le plateau, le canapé sent le renfermé et une porte d’armoire ne ferme plus.
Relisez alors le contrat. Les conditions générales d’entreposage de la Swiss Movers Association (SMA), qui regroupe des entreprises de déménagement certifiées, prévoient notamment d’exclure la responsabilité de l’entrepositaire pour les moisissures, les mites, le ver de bois et les « conséquences des variations de température ou l’influence de l’humidité de l’air ». Elles décrivent aussi une prestation de base dans des locaux non chauffés, sans réglage de l’humidité. Leur portée dépend toutefois de leur intégration au contrat et des règles impératives applicables.
Pour un particulier en Suisse, voici la situation en bref :
- Le mot « garde-meuble » recouvre le plus souvent un dépôt, où l’entreprise manipule et garde vos meubles, ou la location d’un box auquel vous accédez seul. Des contrats mixtes existent ; les obligations réelles du prestataire comptent davantage que le titre du document.
- Dans les conditions types de la branche, des clauses attribuent au client les risques liés à l’humidité, aux moisissures et aux insectes. Leur opposabilité dépend du contrat et du cas concret. Le choix du local, l’assurance, la préparation des meubles et la surveillance sont autant de leviers à votre disposition.
- L’assurance n’est comprise que si le contrat le prévoit. Certains exploitants l’imposent, d’autres ne l’ajoutent que sur instruction écrite, et votre assurance ménage ne couvre un box que si la police le prévoit, souvent en déclarant son adresse.
- Les prix publiés partent d’environ 40 francs par mois pour un très petit box et de 120 francs pour un box de la taille d’une cave ; au volume, comptez 9 à 12 francs le mètre cube par mois. Dix-huit mois pour le contenu d’un petit appartement coûtent au moins 2'300 à 3'400 francs, transport non compris.
- Au déstockage, les défauts cachés se dénoncent vite et par écrit : dans les trois jours selon les conditions de la SMA.
Dépôt ou location de box : deux contrats sous le même mot
Dans la première formule, vous confiez vos meubles à une entreprise qui les charge, les range dans ses locaux ou dans des caisses en bois, puis vous les rend. Vous n’avez pas la clé. Cette prestation relève en principe du dépôt au sens des articles 472 et suivants du Code des obligations (CO). Selon son organisation et les engagements pris, les règles du contrat d’entrepôt des articles 482 à 486 CO peuvent aussi entrer en ligne de compte.
L’article 472 définit le dépôt comme le contrat par lequel le dépositaire s’oblige à recevoir une chose mobilière et « à la garder en lieu sûr ». L’article 483 décrit ce que la loi attend d’un entrepositaire : les mêmes soins qu’un commissionnaire, l’obligation d’aviser si possible le déposant lorsque des changements subis par la marchandise paraissent exiger d’autres mesures, et celle de le laisser constater l’état de ses biens pendant les heures d’affaires.
Dans la seconde formule, vous louez un box fermé dans un bâtiment, vous recevez un badge ou un code et vous y allez quand vous voulez. L’exploitant ne sait pas ce que contient le box et n’y touche jamais. Il vous cède l’usage d’un local contre un loyer, ce qui correspond à la définition du bail à loyer de l’article 253 CO.
Le titre du document ne suffit pas à trancher. L’article 18 CO impose de rechercher la réelle et commune intention des parties, sans s’arrêter aux dénominations inexactes, et le vocabulaire des contrats flotte : les conditions de Selfbox, à Etoy (VD), s’intitulent « conditions générales de dépôt » mais précisent que l’entrepositaire « loue un dépôt ». Qui détient la clé et qui manipule les meubles sont des indices utiles, pas des critères juridiques suffisants à eux seuls ; certaines offres combinent bail, dépôt et services.
La différence a des effets concrets. Un véritable dépôt implique une obligation de garde, dont l’étendue dépend de la loi et du contrat. Une location de box porte d’abord sur l’usage d’un local, sans impliquer automatiquement la surveillance de l’état de chaque meuble. Une même entreprise propose parfois les deux formules dans le même bâtiment, avec deux jeux de conditions. Avant de comparer des prix, vérifiez les prestations et les obligations que vous achetez réellement.
Ce que les conditions générales retirent à l’entrepositaire
La SMA porte ce nom depuis 2019 ; elle s’appelait auparavant Association suisse des entreprises de déménagement. Ses conditions générales d’entreposage (CGE SMA), dans leur version datée du 21 juillet 2025, sont prévues pour les contrats de ses membres. Comme toute condition générale, elles ne lient le client que si son contrat les intègre, et un prestataire non membre rédige les siennes. Elles restent une bonne grille de lecture des clauses utilisées par la branche.
Leur article 1 fixe l’ordre de priorité en cas de contradiction : d’abord les dispositions légales impératives, puis les accords individuels, puis les CGE, puis les conditions de déménagement de la SMA, et en dernier les règles légales supplétives, celles qui ne s’appliquent que si le contrat ne dit rien. Ce que vous obtenez par écrit l’emporte donc sur le texte standard, et le texte standard l’emporte sur les règles supplétives du Code.
Une garde dans un local brut
L’article 5 limite la responsabilité de l’entrepositaire à l’entreposage « dans des locaux non chauffés et non réfrigérés, sans réglage de l’humidité ». Il n’y a ni climatisation ni traitement particulier sans convention écrite. Le même article précise qu’il n’a pas à contrôler l’état de la marchandise pendant l’entreposage : s’il constate des modifications évidentes qui laissent présager un dommage ou un danger, il avise le client, et aucune autre obligation ne lui incombe selon les CGE. Le texte entend ainsi limiter le devoir d’aviser prévu à l’article 483 CO aux changements évidents.
Si vous voulez un local tempéré ou déshumidifié, il faut le stipuler par écrit et le payer. Certains exploitants de box annoncent des locaux « à température contrôlée ». Faites préciser ce que cela signifie en chiffres : quelle plage de température, quelle humidité maximale, mesurée où et par qui.
Les exonérations qui visent le mobilier
L’article 5 énumère les cas où les CGE prévoient que l’entrepositaire ne répond pas. Trois d’entre eux décrivent presque mot pour mot ce qui abîme un meuble entreposé longtemps :
- les dommages causés par des parasites ou des influences naturelles, avec des exemples explicites : rouille, souris, mites « même après un traitement antimites », ver de bois, moisissure ;
- les défauts de collage, éraflures, marques de pression, pertes de brillance du vernis, le bris de meubles pourris, ainsi que les conséquences des variations de température et de l’humidité de l’air ;
- les dommages survenus lors du stockage en conteneurs ou dans des locaux loués séparément.
La même liste l’exonère en cas d’emballage inapproprié, sauf s’il a emballé lui-même, et pour le bris d’objets très fragiles comme le marbre, le verre, la porcelaine, les lustres, les abat-jour ou les appareils électroniques, sauf si le client prouve un manque de diligence.
Pour les fautes de l’entrepositaire lui-même, les CGE excluent la faute légère. L’article 100 alinéa 1 CO rend toutefois nulle toute clause qui libère d’avance le débiteur de sa responsabilité personnelle en cas de dol ou de faute grave. Le régime des auxiliaires est distinct : l’article 101 alinéa 1 rend en principe le débiteur responsable de leurs actes, mais l’alinéa 2 permet d’exclure contractuellement cette responsabilité en tout ou en partie, sous réserve notamment de l’alinéa 3. Une faute grave personnelle de l’entrepositaire ne peut donc pas être exclue ; lorsque le dommage est causé par un auxiliaire, l’analyse dépend de la clause et du contexte.
Il faut encore vérifier si les conditions ont été valablement intégrées au contrat. Le Bureau fédéral de la consommation rappelle qu’une clause à laquelle le client ne pouvait pas s’attendre de bonne foi peut être écartée selon la règle des clauses insolites. L’article 8 de la loi fédérale contre la concurrence déloyale (LCD) vise en outre les conditions générales qui créent, contrairement à la bonne foi, une disproportion notable et injustifiée entre les droits et les obligations. Ces contrôles dépendent du cas concret et, en cas de litige, de l’appréciation d’un tribunal. Dans la suite de ce guide, la description d’une clause indique ce que le texte contractuel prévoit, non qu’elle sera nécessairement opposable dans toutes les situations.
Chargement, objets neufs et marchandises interdites
Selon l’article 5 des CGE, le client répond du chargement et du déchargement à la rampe, et si des employés de l’entrepôt y participent, ils sont considérés comme ses propres aides. Les CGE attribuent donc en principe au client le risque d’un dommage survenu pendant cette manutention lorsqu’il livre lui-même ou mandate un autre transporteur. Quand le même déménageur transporte et entrepose, le transport relève de ses conditions générales de déménagement, auxquelles les CGE renvoient pour tout ce qu’elles ne traitent pas.
L’article 3 présume, jusqu’à preuve du contraire, que les biens sont des effets de déménagement usagés présentant des traces d’usure habituelles, et l’entrepositaire n’a pas à noter cette usure. Si vous entreposez du mobilier neuf, signalez-le par écrit. L’article 6 impose aussi de déclarer les biens de grande valeur : objets d’art, antiquités, bijoux, argenterie. Sans ces déclarations, une discussion sur l’indemnité partira d’un meuble d’occasion.
Sauf accord écrit, les CGE excluent de l’entreposage les matières dangereuses, inflammables ou explosives, les batteries lithium-ion, l’argent liquide, les titres au porteur, les métaux et pierres précieuses, les armes et munitions, les denrées périssables et les objets dont le stockage exige une autorisation spéciale. Les batteries se cachent partout dans un intérieur actuel : vélo électrique, trottinette, outillage sans fil, aspirateur robot, lampes rechargeables. Retirez-les avant le chargement. Le client répond de tous les dommages que sa marchandise cause à l’entrepositaire, et celui-ci est exonéré si on lui a remis une marchandise interdite sans accord.
Le bordereau de dépôt
Selon l’article 4, seul le bordereau de dépôt signé par les deux parties fait foi, d’après les CGE, de la nature et du nombre des objets entreposés. Un bordereau qui mentionne « 1 lot mobilier, 14 colis » ne prouve presque rien sur le contenu des colis ; exigez un inventaire qui décrit les pièces importantes et leur état. Le bordereau n’est pas un papier-valeur : il ne peut être ni cédé, ni mis en gage, ni transmis. Pour vendre des meubles entreposés, l’article 11 prévoit un nouveau bordereau au nom de l’acquéreur, établi seulement après paiement de toutes les créances, et le vendeur reste tenu des engagements jusque-là.
Le contrôle d’entrée se limite à l’état extérieur (article 4). Pour le contenu des caisses, cartons, armoires et tiroirs, l’entrepositaire ne répond que si son personnel a emballé, déballé et plombé, et s’il a lui-même établi l’inventaire. Un carton que vous avez fermé n’engage que vous. Les valeurs affectives ne sont pas remplacées : l’indemnité, quand il y en a une, porte sur une valeur matérielle.
L’assurance : trois modèles de contrat et votre police ménage
Le prix de l’entreposage ne comprend une assurance que si le contrat le dit, et les exploitants suivent des logiques très différentes.
Dans les CGE SMA (article 7), l’entrepositaire n’assure contre le feu, l’eau et le vol avec effraction que sur instruction expresse du client, avec la valeur assurée et le risque à couvrir. Il peut aussi assurer lui-même les biens à la valeur d’usage, aux frais du client, à condition de l’en avoir informé et que celui-ci ne s’y soit pas opposé immédiatement. Les primes sont facturées au client, majorées d’une commission conforme aux usages.
Les conditions de Selfbox fonctionnent aussi sur mandat écrit, mais ajoutent une clause de renonciation. Si le client déclare à la signature qu’il possède déjà une police couvrant l’incendie, l’eau et le vol avec effraction pour les objets déposés, le texte prévoit que l’exploitant renonce à s’assurer, « n’encourt aucune responsabilité » pour ces dommages et ne peut faire l’objet d’un recours du client ou de son assureur. Il s’agit de la portée revendiquée par la clause, sous réserve de son intégration au contrat et des limites légales applicables dans le cas concret.
Zebrabox, exploitant de self-stockage présent sur plusieurs sites, fait l’inverse : l’assurance y est obligatoire et couvre l’incendie, l’eau et le vol, avec une prime qui dépend de la valeur assurée et des minimums par palier. Les montants publiés sont de 2'500 francs assurés pour un box de 1 m³ (2,50 francs par mois), 5'000 francs de 2 à 6 m³ (5 francs) et 10'000 francs dès 7 m³ (10 francs) ; pour 70'000 à 100'000 francs assurés, la prime atteint 56 à 80 francs par mois. Cela représente entre 80 centimes et un franc par mois pour 1'000 francs assurés. L’exploitant conseille lui-même d’évaluer soigneusement la valeur des biens pour éviter une sous-assurance.
Ce que votre assurance ménage couvre hors du logement
Le canton de Vaud offre un exemple précis, parce que l’assurance incendie et éléments naturels du mobilier ménage y est obligatoire et gérée par l’Établissement cantonal d’assurance (ECA). Ses documents distinguent deux situations que l’on confond facilement.
Les biens emportés temporairement hors du domicile pour un voyage, des vacances ou un travail restent assurés sans surprime, jusqu’à 20'000 francs par police et pendant 60 jours au plus. Cette règle vise un bagage, pas un garde-meuble de dix-huit mois.
Un box de stockage, un garage situé à une autre adresse, un local de rangement ou des biens entreposés chez des proches sont en revanche des lieux de risque. L’ECA propose de les annoncer dans la même police ménage, avec une seule prime et la libre circulation de l’inventaire entre les lieux annoncés. Le box doit donc figurer dans la police. Lors d’un déménagement dans le canton, le mobilier reste couvert pendant le transport et au nouveau domicile, mais le déplacement doit être annoncé dans les deux mois ; à défaut, l’indemnité relative aux biens déplacés peut être réduite de 10 % au plus.
La couverture ECA se limite à l’incendie et aux éléments naturels. Les ruptures de conduites, les infiltrations d’eau et les refoulements de canalisation en sont exclus quelle qu’en soit la cause, et le vol n’en fait pas partie. Ces risques relèvent de l’assurance ménage privée, qui a ses propres règles pour les biens situés hors du logement : lieux assurés, plafonds et durées.
Hors de Vaud, posez les mêmes questions à votre assureur : l’adresse du dépôt figure-t-elle dans la police, pour quels risques, jusqu’à quel montant et pour combien de temps ? Notre guide sur les assurances qui couvrent vos meubles explique comment lire une police et constituer un inventaire exploitable.
Le premier piège est la renonciation. Si vous déclarez au garde-meuble que vous êtes déjà assuré, comme le prévoit le modèle de Selfbox, alors que votre police ne couvre pas cette adresse, vous risquez de vous retrouver sans couverture effective et face à une clause par laquelle l’exploitant refuse sa responsabilité. Le second se trouve à l’article 8 des CGE SMA : le texte prétend annuler, après plus de 60 jours de retard de paiement, toutes les créances du client contre l’entrepositaire, y compris celles qui résultent d’une police d’assurance. Cette clause peut être invoquée pour refuser une indemnité, mais son intégration et son opposabilité doivent être examinées au regard des circonstances et des limites légales exposées plus haut.
Combien coûte un garde-meuble en Suisse
En septembre 2026, les tarifs publiés par quelques exploitants donnent ces ordres de grandeur :
- Zebrabox : les plus petits box dès 41,70 francs par mois ; un box de la taille d’une cave, environ 4 à 6 m² ou 11 à 16 m³, dès 120 francs environ, selon le site, le taux d’occupation et la durée. L’assurance obligatoire s’ajoute, et un dépôt de garantie est généralement exigé.
- Selfbox, à Etoy : dès 80 francs par mois, avec une caution de trois mois de loyer et un départ possible à chaque fin de mois.
- AB Box, qui exploite des bâtiments dans les cantons de Fribourg, de Vaud et du Valais : box intérieurs de 4 à 60 m³ dès 9 francs le mètre cube par mois.
- Tornay, à Saint-Maurice (VS), garde-meuble certifié SMA qui entrepose en caisses en bois de 8 m³ : 12 francs le mètre cube par mois, 60 francs au minimum, plus 50 francs à l’entrée, 50 francs à la sortie et 50 francs de manutention par visite, TVA comprise.
Le dernier exemple montre la hiérarchie des textes à l’œuvre. Ce garde-meuble est certifié SMA, mais il annonce un paiement au prorata des jours occupés et une résiliation en tout temps, alors que les CGE facturent chaque mois calendaire entamé. Les conditions individuelles l’emportent sur le texte type.
Ces prix de départ ne comprennent ni le transport aller et retour, ni la manutention, ni l’assurance lorsqu’elle est facultative, ni le dépôt de garantie qui reste immobilisé.
Estimer le volume
Le calculateur de volume de Selfbox donne des valeurs de référence : 2 m³ pour un canapé trois places, 0,7 m³ pour un fauteuil, 1,2 m³ pour un lit double, 1,5 m³ pour une table de salle à manger, 1 m³ pour un buffet, 0,8 m³ pour une armoire démontable à trois portes, 0,2 m³ par chaise, 0,13 m³ par grand carton et 0,05 m³ par petit carton. Un canapé, un fauteuil, une table basse, une bibliothèque, une table avec quatre chaises, un buffet, un lit double et ses deux tables de chevet, une commode, une armoire démontable, un petit bureau, un vélo, vingt grands et vingt petits cartons représentent 14,3 m³ selon ce barème.
Pour environ 15 m³ stockés dix-huit mois, aux tarifs d’entrée cités plus haut :
- un box facturé 9 francs le mètre cube revient à environ 135 francs par mois, soit quelque 2'430 francs ;
- un box de la taille d’une cave à 120 francs, avec 10 francs d’assurance pour 10'000 francs assurés, revient à 130 francs par mois, soit environ 2'340 francs ;
- un garde-meuble à 12 francs le mètre cube revient à 180 francs par mois, soit environ 3'340 francs avec les frais d’entrée et de sortie.
Le transport s’ajoute dans tous les cas, et les tarifs réels dépassent souvent les prix d’appel selon le site et la taille disponible.
Quand entreposer ne vaut pas la peine
Comparez ce total à la valeur de remplacement de ce que vous stockez, meuble par meuble, à l’état actuel et non au prix d’achat. Tenez compte aussi du risque propre à chaque pièce. Un ensemble en panneaux de particules mélaminés, dont les chants et les perçages craignent l’eau et la condensation, n’a pas le même profil qu’un buffet en chêne ou qu’une table en métal ; notre guide pour rénover un meuble en mélaminé aide à identifier le panneau et ses points faibles.
Quand le coût sur la durée approche la valeur de remplacement, il vaut mieux trancher pièce par pièce : garder ce qui a une vraie valeur ou un usage durable, vendre ce qui se revend et éliminer le reste. Les règles de la vente entre particuliers sont détaillées dans notre guide sur la vente de son mobilier en Suisse, tandis que les filières d’élimination figurent dans notre page sur le débarras de mobilier en Suisse. Les CGE SMA prévoient d’ailleurs que l’entrepositaire peut être chargé de vendre des biens entreposés, comme commissionnaire, contre 10 % du produit brut sauf accord contraire.
Pour un départ de durée déterminée, louer des meubles à l’arrivée peut remplacer l’entreposage au départ. Notre guide pour louer son mobilier en Suisse compare le coût d’un achat, stockage compris, à celui d’une location, et notre comparaison acheter ou louer ses meubles détaille le calcul du coût total de possession.
L’humidité en chiffres
Un local non chauffé peut suivre, avec un temps de retard, les variations de l’air extérieur ; la ventilation, la température, le sol et les matériaux du bâtiment modifient toutefois son comportement. Les CGE attribuent ce risque au client, et quelques valeurs publiées permettent de l’évaluer.
Moisissures : quelques jours au-delà de 80 %
L’Institut canadien de conservation (ICC), qui conseille les musées, publie des délais d’apparition des moisissures sur les matériaux organiques riches en protéines, en amidon ou en sucres, comme le cuir, les peaux et les textiles apprêtés ou sales : environ 100 jours à 70 % d’humidité relative, 10 jours à 80 % et 2 jours entre 90 et 100 %. Ces valeurs valent pour environ 25 °C, et le froid ralentit la croissance. Pour les matériaux végétaux propres, comme le bois, le papier et les textiles propres, le seuil de croissance se situe en général autour de 80 à 85 % d’humidité relative dans les conditions étudiées. Pour les textiles, l’ICC juge la croissance peu probable sous 60 % d’humidité si l’air circule librement.
Deux conséquences en découlent pour un garde-meuble. Un cuir ou un textile sale moisit plus vite qu’un textile propre, d’où l’intérêt de tout nettoyer avant l’entreposage. Et un meuble rentré humide entretient autour de lui, dans un box fermé et peu ventilé, une humidité locale plus élevée que celle du bâtiment.
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) estime que les problèmes d’humidité et de moisissures touchent près d’une habitation sur quatre ou cinq en Suisse et dans d’autres pays européens. Les troubles vont de l’irritation des yeux, de la peau et des voies respiratoires jusqu’aux allergies, et les irritations peuvent évoluer en bronchite chronique, voire provoquer de l’asthme. L’OFSP précise aussi qu’aucune méthode fiable et significative ne permet de mesurer la moisissure cachée. Isolez un meuble qui ressort moisi au lieu de l’introduire directement dans le nouveau logement. Portez des gants, évitez de disperser les spores et confiez à un spécialiste les surfaces étendues ou les matériaux poreux fortement atteints ; selon son état et sa valeur, le meuble devra être nettoyé dans des conditions adaptées ou éliminé.
Bois massif : des millimètres qui comptent
Pour un logement chauffé, l’OFSP recommande une humidité relative de 30 à 50 % pendant la période de chauffage, et pas plus de 40 % les jours très froids. C’est le climat auquel vos meubles sont habitués.
Le bois se met en équilibre avec l’air ambiant. D’après le Wood Handbook du Forest Products Laboratory américain, il atteint environ 8,5 % d’humidité dans un air à 45 % et 21 °C, 12 % dans un air à 65 %, et 16,4 % dans un air à 80 % et 10 °C. Chaque point d’humidité gagné le fait gonfler en travers du fil. La fiche de Lignum sur les propriétés physiques du bois donne, par point d’humidité, une variation tangentielle de 0,28 à 0,35 % pour le chêne, de 0,38 à 0,44 % pour le hêtre et de 0,23 % pour l’arolle.
Un plateau de chêne de 80 cm de large débité sur dosse, qui passe de 8 % d’humidité dans un appartement chauffé en hiver à 12 % dans un air à 65 %, gagne ainsi 9 à 11 mm en largeur. Débité sur quartier, avec des coefficients radiaux de 0,18 à 0,22 %, il en gagnerait 6 à 7. Le même plateau en hêtre bougerait davantage. Notre guide des essences de bois compare ces comportements d’une essence à l’autre.
Ce mouvement ne pose pas de problème tant que le bois peut bouger librement. L’ICC décrit le mécanisme des dégâts : lorsqu’un matériau qui se dilate est bridé par d’autres éléments, ou par sa propre masse lors d’une variation rapide, les zones qui gonflent sont écrasées et celles qui se contractent peuvent se rompre. D’où quelques gestes simples. Démontez les plateaux et posez-les à plat, sans charge. Ne coincez pas un meuble massif entre deux surfaces rigides. Au retour, laissez le meuble s’acclimater quelques jours loin d’un radiateur avant de le remettre en service.
Un plateau fini sur une seule face absorbe l’humidité de façon asymétrique et se tuile plus facilement, comme l’explique notre comparatif vernis ou huile pour le bois. C’est un meuble à surveiller en priorité lors des visites.
Mesurer plutôt que supposer
Un thermo-hygromètre enregistreur, posé dans le box ou fixé à une caisse, permet de connaître non seulement les valeurs minimale et maximale, mais aussi la durée des épisodes humides. Un pic isolé ne suffit pas à mesurer le risque. Si l’humidité reste plusieurs jours dans une zone favorable aux moisissures, ou si vous voyez de la condensation sur les parois, examinez rapidement les cuirs, les textiles et les meubles en bois massif, signalez le problème par écrit et envisagez de déplacer les biens ou de changer de box. Pour un entreposage long, cet appareil fournit un historique bien plus utile qu’un simple relevé ponctuel.
Préparer les meubles avant le chargement
Les CGE prévoient précisément des exclusions visant l’humidité, la moisissure, les mites et le ver de bois. Une préparation soignée est votre principale protection matérielle, en complément du choix du local, de l’assurance et des contrôles pendant l’entreposage.
Rien d’humide n’entre
Un salon de jardin rentré mouillé, un canapé shampouiné la veille, des coussins encore frais, un matelas passé au nettoyeur vapeur : tout cela va passer des mois dans un volume fermé. Séchez complètement et comptez plusieurs jours pour un textile épais. Le même raisonnement vaut pour les meubles d’extérieur rentrés pour l’hiver, dont l’entretien est traité dans notre guide sur l’entretien du mobilier de jardin en teck.
Évitez les films plastiques étanches autour des meubles en bois, des cuirs et des textiles qui ne sont pas parfaitement secs. Ils enferment l’humidité résiduelle et suppriment la circulation d’air, deux conditions que l’ICC associe à la croissance des moisissures. Une housse en tissu respirant ou une couverture de déménagement protège de la poussière sans piéger l’eau.
Laine, plumes et mites
Selon le service de prévention des nuisibles de la Ville de Zurich, les larves de mites des vêtements digèrent la kératine : laine, poils, fourrures et plumes. La soie, le coton et les synthétiques sont rarement attaqués. Lavez ou faites nettoyer les lainages, plaids, coussins de plumes et tapis de laine avant l’entreposage. Pour des pièces parfaitement sèches et propres, un sac ou une boîte fermés arrêtent les mites ; c’est l’humidité résiduelle qui rend un emballage étanche dangereux, pas l’emballage lui-même.
Le bois de cèdre ne vous protégera pas dans un carton. La Ville de Zurich indique que son huile ne repousse pas les mites, qu’elle n’agit qu’à concentration élevée pendant deux semaines, donc dans un contenant étanche, et qu’un bois de plus d’un an a perdu l’essentiel de ses huiles.
Pour un lainage suspect compatible avec la congélation, l’ICC recommande une exposition à -20 °C pendant une semaine. La température doit atteindre le cœur de l’objet ; un textile épais demande davantage de temps pour refroidir. Si l’objet vient d’un milieu froid, l’ICC recommande de le laisser un mois à température ambiante avant le traitement, afin que les insectes perdent leur acclimatation au froid. Mettez l’objet sec dans un sac étanche avant de le congeler et laissez-le revenir à température ambiante sans ouvrir le sac, afin d’éviter la condensation. Les CGE SMA excluent les dégâts de mites même après un traitement antimites : la prévention se fait avant le chargement. Pour les tapis, un rouleau enveloppé dans un textile respirant et posé à plat sur une palette vaut mieux qu’un rouleau debout dans un coin.
Inspecter ce qui vient d’un grenier ou d’une cave
Un meuble infesté peut contaminer le reste du chargement, et l’entrepositaire est exonéré des dommages causés par les parasites. Inspectez ce qui vient d’un grenier, d’une cave ou d’une reprise d’occasion : petits trous de sortie et vermoulure fraîche sous le meuble pour la vrillette, fourreaux et larves dans les textiles pour les mites, et, pour tout ce qui vient d’un logement, les signes de punaises de lit dans les coutures, les fentes et les têtes de lit. Notre guide sur les punaises de lit et le mobilier en Suisse décrit ce qu’il faut chercher et quoi faire d’un meuble suspect.
Les CGE permettent en outre de résilier le contrat sans délai lorsque la marchandise présente des caractéristiques gênantes (odeurs, écoulement, parasites, échauffement) qui nuisent aux autres marchandises, à l’entrepôt ou aux personnes. Un meuble qui moisit ou héberge des insectes peut donc être sorti de l’entrepôt à vos frais. Un meuble douteux se traite avant le départ ou reste sur place.
Objets fragiles, laques, cuir et quincaillerie
Les CGE mettent à la charge du client l’emballage « dans les règles de l’art » des objets fragiles (porcelaine, verre, marbre, lampes, abat-jour, tableaux, miroirs, objets d’art, appareils électriques), ainsi que celui des habits, linges, couvertures, petits tapis et petits objets qui risquent de se perdre.
- Les miroirs et les plateaux de verre voyagent debout, sur chant, jamais à plat sous une charge.
- Les pieds, vis et petites pièces de quincaillerie vont dans un sachet fixé sous le meuble correspondant, pas dans un carton commun.
- Les surfaces laquées ou vernies reçoivent un textile intercalaire avant la housse, parce que les marques de pression et les pertes de brillance figurent parmi les dommages exclus. Notre guide sur l’entretien des meubles laqués indique quels produits éviter avant de les couvrir.
- Les cuirs se couvrent d’une housse en tissu, jamais d’un film plastique. Nettoyez-les avant selon leur finition, comme l’explique notre guide pour entretenir un canapé en cuir.
- Les tiroirs et les armoires se vident, sauf si l’entrepositaire emballe et inventorie leur contenu.
Le matelas
Stockez-le à plat, dans une housse respirante, sans rien poser dessus. La couche de confort est la partie qui se tasse en premier, comme le rappelle notre guide sur la fermeté et la durabilité des matelas. Un matelas de 160 × 200 cm et 25 cm d’épaisseur occupe 0,8 m³, soit 7 à 10 francs par mois aux tarifs au volume cités plus haut, et 130 à 170 francs sur dix-huit mois. Pour un modèle d’entrée de gamme, faites le calcul avant de le charger.
Payer, changer d’adresse, partir à l’étranger
Les biens entreposés garantissent les créances de l’entrepositaire, et ce mécanisme repose sur la loi. L’article 485 alinéa 3 CO garantit ces créances par un droit de rétention sur les marchandises, aussi longtemps que l’entrepositaire les possède. L’article 895 du Code civil (CC) pose la règle générale : le créancier qui détient, avec le consentement du débiteur, des choses mobilières appartenant à celui-ci peut les retenir jusqu’au paiement, si sa créance est exigible et qu’il existe un rapport de connexité. L’article 898 CC lui permet ensuite, s’il n’a reçu ni paiement ni garantie suffisante, de poursuivre la réalisation de la chose retenue après un avertissement préalable au débiteur.
Par défaut, la loi prévoit une taxe d’entrepôt payable après chaque trimestre (art. 485 al. 2 CO). Les contrats la rendent exigible plus tôt : d’avance chez Selfbox, dès réception de la facture selon les CGE SMA, avec un retard constitué dix jours après réception, sans rappel, une taxe de 50 francs et les intérêts moratoires légaux.
Les textes contractuels annoncent des délais courts. Les CGE SMA prévoient qu’après l’expiration du délai de paiement, l’entrepositaire peut vendre les biens de gré à gré, après un avertissement envoyé à la dernière adresse connue ; elles autorisent aussi une résiliation immédiate si la créance reste impayée après un nouveau délai de dix jours. Chez Selfbox, une taxe impayée pendant trois mois conduit, selon les conditions publiées, à un dernier délai de dix jours, puis à une vente de gré à gré ou, pour des biens de valeur minime, à leur destruction. Le texte affecte le produit à la dette, laisse les coûts non couverts à la charge du client et prévoit le remboursement d’un éventuel excédent. L’exercice effectif de ces droits reste soumis aux règles impératives, notamment à l’avertissement préalable exigé par l’article 898 CC, et à l’opposabilité des clauses dans le cas concret.
Les deux jeux de conditions autorisent l’envoi de la correspondance à la dernière adresse annoncée tant qu’aucun changement n’a été communiqué par écrit. Cela expose le client à manquer un avertissement important ; cela ne permet pas d’affirmer abstraitement que tout envoi à une ancienne adresse produira nécessairement ses effets juridiques.
Si vous partez à l’étranger, réglez ces questions avant le départ : paiement anticipé ou ordre permanent, adresse de correspondance en Suisse ou mandataire désigné par écrit, copie du contrat et du bordereau confiée à une personne de confiance. Si vos meubles sont au contraire entreposés hors de Suisse et reviennent avec vous, la douane les traite comme des effets de déménagement, un régime détaillé dans notre guide pour importer un meuble en Suisse.
Les CGE SMA fixent enfin le for au siège de l’entrepositaire. Pour un particulier, cette clause n’a pas forcément le dernier mot : si le contrat est un contrat conclu avec un consommateur au sens de l’article 32 du Code de procédure civile (CPC), le consommateur peut agir au for de son domicile, et l’article 35 CPC l’empêche d’y renoncer d’avance. La qualification dépend du cas.
Déstockage et réclamations
L’article 475 CO permet au déposant de réclamer ses biens en tout temps, même si un terme a été fixé, à charge de rembourser les frais faits en considération de ce terme ; la restitution se fait à ses frais et risques, au lieu où les biens étaient gardés (art. 477 CO). Les CGE SMA organisent cette sortie : l’ordre de déstockage se donne au moins 48 heures à l’avance, et toutes les créances doivent être réglées avant.
Pour un contrat à durée indéterminée, le client peut résilier en tout temps avec un préavis de 48 heures, l’entrepositaire dans les 30 jours, et toujours par écrit. Un contrat à durée déterminée expire à la date fixée. À l’échéance, les CGE prévoient que l’entrepositaire fixe un délai raisonnable pour vider l’entrepôt puis, si les biens ne sont pas repris, qu’il peut les vendre de gré à gré ou les faire évacuer aux frais du client, sous réserve de l’opposabilité de ces clauses.
La règle sur les réclamations est la plus exigeante. La réception sans réserve vaut acceptation de l’état de la marchandise. Les pièces manquantes et les dégâts visibles se signalent immédiatement au déstockage, les défauts cachés par écrit dans les trois jours qui suivent (article 15).
Trois jours laissent peu de marge, alors inspectez le jour même, avant de tout remonter dans le nouveau logement : ouvrez les caisses et les tiroirs, retournez les plateaux, regardez les dessous et les fonds. Photographiez au déstockage avec la même méthode qu’au chargement, si possible avec le même cadrage ; deux séries comparables pèsent plus qu’un long courrier. La logique ressemble à celle d’une livraison de mobilier neuf, où les réserves immédiates conditionnent la suite, et notre guide sur le meuble défectueux et les recours en Suisse explique comment formuler un avis des défauts et conserver les preuves.
Pendant l’entreposage, le client peut visiter ses biens avec un préavis de 24 heures, à ses frais, en présence d’un employé, sur présentation du bordereau et pendant les heures d’ouverture (article 12). Pour un entreposage long, une ou deux visites intermédiaires avec relevé de l’hygromètre permettent de repérer un problème avant qu’il ne devienne irréversible.
Box en libre-service : ce qui change
Personne n’établit d’inventaire, donc personne ne pourra confirmer ce qui se trouvait dans le box. Faites votre propre inventaire photographique au chargement, avec une vue d’ensemble du box rempli, et gardez les factures des pièces de valeur. C’est aussi ce qui rendra une déclaration de sinistre exploitable auprès de votre assureur.
Personne ne surveille vos affaires non plus. Une visite tous les trois à six mois, surtout après de fortes pluies ou un hiver rigoureux, permet de repérer une infiltration ou de la condensation.
La position du box compte. Un local en sous-sol, adossé à un mur enterré ou proche d’une porte de quai ne se comporte pas comme un box en étage au milieu du bâtiment. Demandez à voir le box précis avant de signer, pas un box témoin, et regardez le sol, le bas des cloisons et le plafond à la recherche de traces d’écoulement anciennes.
Pensez enfin à la circulation de l’air dans votre propre chargement. Un box rempli du sol au plafond et au ras des parois concentre l’humidité. Ménagez un passage d’air le long des murs, ne plaquez pas un meuble en bois contre une paroi froide et surélevez les pièces avec des cales ou des palettes propres et stables lorsqu’un sol froid ou humide est possible. La distance utile dépend du local et de la circulation d’air ; une règle conçue pour un meuble dans un logement ne suffit pas à garantir un stockage sec.
Check-list avant de signer
Sur le contrat :
- S’agit-il d’un dépôt, où l’entreprise manipule vos meubles, ou de la location d’un box ? Quel jeu de conditions générales s’applique, et de quelle date ?
- Le local est-il chauffé, ventilé, régulé en humidité ? Si vous en avez besoin, faites-le écrire avec des valeurs chiffrées.
- Quelles exclusions de responsabilité visent vos meubles : humidité, moisissure, insectes, marques de pression, conteneurs ?
- Qui assure quoi, pour quelle valeur, et qui paie la prime ? Votre police ménage mentionne-t-elle l’adresse du dépôt ?
- Quels sont les délais de résiliation, de préavis de déstockage et de réclamation pour défauts cachés ?
- Que se passe-t-il en cas de retard de paiement, après combien de jours, et à quelle adresse partent les avertissements ?
- Le bordereau ou l’inventaire décrit-il les pièces de valeur et leur état ? Le mobilier neuf et les objets de valeur sont-ils déclarés par écrit ?
Sur les meubles :
- Tout est sec, textiles et meubles de jardin compris.
- Les lainages, les coussins de plumes et les tapis sont nettoyés, puis emballés.
- Les meubles suspects d’insectes sont traités ou restent sur place.
- Les batteries lithium-ion sont retirées.
- Les objets fragiles, les laques et les miroirs sont protégés, et les plateaux démontés sont posés à plat.
- Les tiroirs sont vidés, ou leur contenu est inventorié par l’entrepositaire.
- Un thermo-hygromètre est posé dans le box, et un inventaire photographique daté est stocké ailleurs que sur le seul téléphone.
Sources
- Code des obligations (RS 220), art. 18, 100, 101, 253, 472 à 477 et 482 à 486 : fedlex.admin.ch
- Code civil suisse (RS 210), droit de rétention, art. 895 à 898 : fedlex.admin.ch
- Code de procédure civile (RS 272), art. 32 et 35 : fedlex.admin.ch
- Loi fédérale contre la concurrence déloyale (RS 241), art. 8 : fedlex.admin.ch
- Swiss Movers Association, Conditions générales d’entreposage (CGE SMA), version du 21 juillet 2025 : sma-moving.ch
- Swiss Movers Association, histoire de l’association : sma-moving.ch
- Selfbox, Conditions générales de dépôt : selfbox.ch
- Selfbox, tarifs de location : selfbox.ch et calculateur de volume : selfbox.ch
- Zebrabox, prix d’une box de self storage et assurance : zebrabox.ch
- AB Box, prix des box garde-meuble : abbox.ch
- Tornay SA, garde-meubles : tornaysa.ch
- ECA Vaud, Informations aux assurés, mobilier ménage : eca-vaud.ch
- ECA Vaud, Aide pour remplir votre demande d’assurance mobilier ménage : eca-vaud.ch
- Office fédéral de la santé publique, Problèmes d’humidité et moisissures : bag.admin.ch
- Office fédéral de la santé publique, brochure Moisissures dans les habitations : bag.admin.ch
- Institut canadien de conservation, Humidité relative inadéquate : canada.ca
- Institut canadien de conservation, Moisissures sur les textiles : canada.ca
- Institut canadien de conservation, Lutte contre les insectes par exposition au froid : canada.ca
- Bureau fédéral de la consommation, intégration et validité des conditions générales : konsum.admin.ch
- Ville de Zurich, prévention des nuisibles, questions fréquentes (en allemand) : stadt-zuerich.ch
- Lignum, Propriétés physiques du bois : lignum.ch
- Forest Products Laboratory (USDA), Wood Handbook, chapitre 4 : research.fs.usda.gov