Acheter ou louer ses meubles en Suisse : la méthode de calcul correcte
Si vous cherchez un « calculateur ROI » pour décider entre acheter et louer vos meubles, la mauvaise nouvelle arrive tout de suite : le ROI ne s’applique pas ici. Un canapé ne produit aucun revenu. La formule (bénéfices moins coûts) divisée par les coûts renverra donc toujours un nombre négatif, quel que soit le scénario, et ce nombre ne permet de comparer strictement rien.
L’indicateur qui tranche réellement est le coût total de possession ramené au mois d’usage. Vous additionnez tout ce que la solution vous coûte sur la durée pendant laquelle vous en avez besoin, vous soustrayez ce que vous récupérez à la fin, et vous divisez par le nombre de mois. Deux nombres en francs par mois, comparables directement. C’est tout, et c’est suffisant.
Le reste de cet article détaille ce calcul, les postes que presque personne ne compte, et surtout le cadre juridique suisse, parce que selon la clause qui figure dans votre contrat de location vous relevez du code des obligations ou de la loi sur le crédit à la consommation, et les conséquences ne sont pas du tout les mêmes.
Pourquoi le ROI est le mauvais outil
Le retour sur investissement mesure le rendement d’un capital placé. Il suppose que l’actif génère un flux : loyers d’un appartement, dividendes d’une action, marge d’une machine de production. Un lit, une table ou une bibliothèque ne génèrent rien. Ils rendent un service, et ils se déprécient.
Appliquer la formule quand même produit deux erreurs qui se cumulent. La première : on inscrit la valeur de revente en déduction des coûts, puis on la réinscrit en bénéfice. Le même millier de francs est compté deux fois, une fois pour réduire le dénominateur et une fois pour gonfler le numérateur. La seconde : comme il n’y a pas d’autre bénéfice monétaire que cette revente, le résultat est mécaniquement négatif. Un achat de 3000 francs revendu 1000 francs après trois ans donne un « ROI de moins 57 pour cent » qui signifie seulement que le meuble s’est déprécié, ce que l’on savait avant de sortir la calculatrice.
Pire, le chiffre n’est pas comparable avec la location. Une location ne laisse aucune valeur résiduelle, donc son « ROI » est de moins 100 pour cent par construction, et ce résultat sera identique que vous payiez 50 ou 500 francs par mois. Un indicateur qui donne la même réponse à deux situations opposées n’est pas un indicateur.
Le bon indicateur : le coût par mois d’usage
Posez d’abord la durée. Pas la durée de vie du meuble, pas la durée du contrat : la durée pendant laquelle vous avez besoin de cet équipement à cet endroit. Un stage de six mois à Zurich, trois ans d’études à Lausanne, une installation durable en famille. Cette durée, appelons-la D, est la variable qui décide, et non le prix affiché.
Pour l’achat, le coût total de possession vaut :
CTP achat = prix d'achat + livraison + montage + entretien + assurance éventuelle
+ coût de sortie (transport, stockage, débarras)
- montant réellement encaissé à la revente
Pour la location, il vaut :
CTP location = (mensualité × D) + frais de dossier + frais de livraison et de reprise
+ assurance ou franchise imposée
+ pénalités de sortie anticipée si vous partez avant terme
Puis, dans les deux cas :
Coût par mois d'usage = CTP / D
Deux points méritent d’être soulignés. Le coût de sortie de l’achat est presque toujours oublié : vendre un canapé prend du temps, un débarras se paie, un déménagement avec meubles coûte plus cher qu’un déménagement sans. Et le montant de revente à retenir est celui que vous encaisserez vraiment, pas le prix que vous espérez afficher sur une annonce.
Ce que les ménages suisses dépensent réellement
Les ordres de grandeur permettent de savoir si votre projet est ordinaire ou hors norme. Selon l’enquête sur le budget des ménages 2023 de l’Office fédéral de la statistique, un ménage suisse dispose d’un revenu brut moyen de 10 341 francs par mois et consacre 201 francs par mois au poste « ameublement, équipement et entretien du ménage », soit 1,9 pour cent du revenu brut.
Attention à la lecture : ce poste ne recouvre pas seulement les meubles. Il englobe l’équipement du ménage et les produits d’entretien courants. La dépense strictement mobilière est donc inférieure à ces 201 francs. Retenez-en surtout que meubler un logement ne représente pas, en moyenne suisse, un poste de dépense massif, et qu’une mensualité de location de 150 ou 200 francs pèse déjà lourd par rapport à ce que dépense un ménage médian.
Le contexte locatif compte aussi. Toujours selon l’OFS, la Suisse comptait à fin 2024 environ 2,5 millions de ménages locataires pour 1,4 million de ménages propriétaires de leur logement. Une majorité de la population change donc de logement sans changer de statut, ce qui rend la question du transport et du stockage du mobilier concrète pour beaucoup de gens. Pour un panorama plus large de la construction d’un budget d’emménagement, voyez notre article sur planifier son budget d’aménagement intérieur.
Trois régimes juridiques, et ils ne se ressemblent pas
C’est le point que la plupart des comparatifs achat/location ignorent, et c’est celui qui a le plus de conséquences financières. En Suisse, « louer des meubles » peut relever de trois régimes distincts.
Le bail de choses mobilières
C’est le régime par défaut du code des obligations. L’article 253 CO définit le bail à loyer comme le contrat par lequel le bailleur cède l’usage d’une chose contre un loyer. Pour les choses mobilières, l’article 266f prévoit que chaque partie peut résilier à n’importe quel moment moyennant un délai de congé de trois jours.
L’article 266k ajoute une règle protectrice quand le locataire est un particulier : celui qui loue une chose mobilière servant à son usage privé, auprès d’un bailleur qui agit dans l’exercice de son activité professionnelle, peut résilier en observant un délai de congé minimum de trente jours pour la fin d’un trimestre de bail, et le bailleur n’a droit de ce chef à aucune indemnité. Une clause contractuelle qui vous facturerait une pénalité de sortie dans cette configuration se heurte donc directement au texte.
À la restitution, l’article 267 CO impose de rendre la chose dans l’état qui résulte d’un usage conforme au contrat, et déclare nulle toute convention conclue avant la fin du bail prévoyant une indemnité destinée à couvrir autre chose qu’un dommage éventuel. L’article 267a oblige le bailleur à vérifier l’état de la chose à la restitution et à signaler immédiatement les défauts ; s’il néglige de le faire, le locataire est déchargé de toute responsabilité, sauf pour les défauts indécelables par les vérifications usuelles.
Le leasing soumis à la LCC
Tout change si le contrat prévoit une augmentation des redevances en cas de résiliation anticipée. L’article 1 alinéa 2 lettre a de la loi fédérale sur le crédit à la consommation (LCC, RS 221.214.1) qualifie alors le contrat de contrat de crédit à la consommation. La LCC ne s’applique pas en dessous de 500 francs ni au-dessus de 80 000 francs de crédit (art. 7 al. 1 let. e), ni aux contrats remboursables en trois mois au maximum (let. f).
Quand elle s’applique, l’article 11 impose la forme écrite et un contenu minimal : description de l’objet et son prix d’achat au comptant à la conclusion, nombre et montant des redevances avec leurs échéances, montant d’une éventuelle caution, obligation d’assurance et son coût, taux annuel effectif global, droit et délai de révocation, et un tableau établi selon des principes reconnus indiquant, pour chaque moment de résiliation anticipée, ce que vous devrez payer en plus des redevances déjà versées ainsi que la valeur résiduelle de l’objet.
Ce tableau est l’élément le plus utile du dossier et le plus rarement lu. Il vous dit exactement combien coûte une sortie au dixième mois d’un contrat de trente-six. Demandez-le avant de signer, pas après. Notre article sur le financement et le leasing de meubles en Suisse détaille les autres obligations que la LCC impose au prêteur, notamment l’examen de solvabilité et l’inscription au registre.
L’article 14 charge le Conseil fédéral de fixer le taux maximum admissible, en précisant qu’en règle générale il ne doit pas dépasser 15 pour cent. Le taux effectivement en vigueur est fixé par ordonnance du Département fédéral de justice et police et il est révisé : depuis le 1er janvier 2026, il s’élève à 10 pour cent pour les crédits au comptant, les contrats portant sur le financement de biens ou de services et les contrats de leasing, et à 12 pour cent pour les crédits consentis sous forme d’avance sur compte courant ou sur compte lié à une carte de crédit ou de client avec option de crédit. Vérifiez la version en vigueur au moment de votre signature plutôt que de reprendre un chiffre trouvé dans un article ancien, y compris celui-ci.
Les sanctions sont sérieuses. Selon l’article 15, la violation des articles 9 à 11, 13 et 14 entraîne la nullité du contrat de crédit ; en matière de leasing, le preneur restitue l’objet et paie les redevances dues jusqu’alors, et la perte de valeur non couverte reste à la charge du donneur de leasing.
Deux autres droits méritent d’être connus. L’article 16 ouvre un délai de révocation de quatorze jours à compter de la réception de l’exemplaire du contrat. L’article 17 alinéa 3 permet au preneur de résilier en observant un délai minimum de trente jours pour la fin d’un trimestre de contrat, l’indemnité étant déterminée par le tableau de l’article 11. Symétriquement, l’article 18 alinéa 2 interdit au donneur de leasing de résilier tant que le montant en suspens ne dépasse pas trois redevances mensuelles. Enfin, l’article 37 rend ces dispositions impératives : on ne peut pas y déroger à votre détriment, même si vous avez signé.
Pour le détail contractuel de ces offres, notre guide sur la location de mobilier en Suisse et son mode d’emploi reprend ces mécanismes point par point.
Les meubles fournis avec le logement
Troisième cas, fréquent et souvent mal compris : l’appartement est loué meublé. L’article 253a alinéa 1 CO prévoit que les dispositions sur les baux d’habitations s’appliquent aussi aux choses dont l’usage est cédé avec le logement. Les meubles suivent alors le régime du bail d’habitation, avec ses délais et ses protections propres, et non celui du bail mobilier ni celui du leasing. Si vous êtes de l’autre côté de la table, notre article sur le mobilier à choisir pour une location meublée traite la question du côté du bailleur.
Estimer la valeur résiduelle sans se raconter d’histoires
Le poste le plus fantaisiste de tous les calculs achat contre location est la revente. Trois règles simples améliorent nettement l’estimation.
Ne partez pas d’un pourcentage théorique de dépréciation, partez du marché observable. Cherchez, avant d’acheter, à quel prix des exemplaires de ce modèle précis se vendent aujourd’hui d’occasion en Suisse, à trois ou cinq ans d’âge. Si vous n’en trouvez aucun en vente, c’est déjà une réponse : le marché secondaire de ce modèle est inexistant, et votre valeur résiduelle est proche de zéro.
Distinguez ensuite les catégories. Le matelas, le canapé en tissu et le meuble en panneau de particules mélaminé ne se revendent quasiment pas, pour des raisons d’hygiène, d’usure visible ou de démontage impossible sans casse. Le bois massif, les pièces de designers identifiables et le mobilier de bureau professionnel conservent une valeur nettement meilleure, à condition de disposer de la facture et de l’identification du modèle.
Enfin, retranchez le coût de la vente : photos, annonce, disponibilité pour les visites, éventuel transport. Une revente à 400 francs qui vous coûte deux samedis et 120 francs de camionnette vaut 280 francs, pas 400.
Quand la valeur résiduelle tombe à zéro, la question n’est plus financière mais logistique : il faudra évacuer le meuble. Les filières de réemploi et de collecte varient selon les cantons et les communes ; l’Office fédéral de l’environnement documente le cadre général de la gestion des déchets, et notre article sur le recyclage et la seconde vie des meubles détaille les options concrètes.
Les coûts que personne ne compte
Du côté de l’achat : la livraison à l’étage, le montage si vous ne le faites pas vous-même, les fixations murales et les réparations du mur au départ, l’assurance ménage dont la somme assurée doit correspondre à la valeur de remplacement de ce que vous possédez, le transport lors des déménagements successifs, le stockage temporaire entre deux baux, et le débarras final.
Du côté de la location : les frais de dossier à la signature, les frais de livraison puis de reprise en fin de contrat, le rendez-vous manqué qui se refacture, la franchise en cas de dommage, l’obligation d’assurance quand elle est imposée par le contrat, et l’indemnité de sortie anticipée. Cette dernière est la principale source de mauvaises surprises, et c’est précisément pour cela que la LCC impose le tableau de l’article 11 alinéa 2 lettre g.
Dans les deux cas, l’assurance mérite une vérification propre : notre article sur les assurances qui couvrent vos meubles en Suisse précise ce que couvre réellement une police ménage et ce qu’elle laisse à votre charge.
L’exemple recalculé correctement
Reprenons les chiffres de la version précédente de cet article, en appliquant cette fois la bonne méthode. Ces montants sont une illustration, pas un relevé de prix du marché : remplacez-les par vos devis.
Hypothèse : un pack mobilier de base, besoin identifié de trente-six mois.
Achat. Prix 3000 francs, livraison et montage 200 francs, entretien sur trois ans 300 francs, coût de sortie estimé 150 francs, revente réellement encaissée 900 francs.
CTP achat = 3000 + 200 + 300 + 150 - 900 = 2750 CHF
Coût par mois d'usage = 2750 / 36 = 76 CHF/mois
Location. Mensualité 100 francs, frais de dossier 100 francs, livraison et reprise 150 francs, aucune sortie anticipée.
CTP location = (100 × 36) + 100 + 150 = 3850 CHF
Coût par mois d'usage = 3850 / 36 = 107 CHF/mois
Sur trente-six mois, l’achat revient à 76 francs par mois contre 107 francs pour la location : la location coûte environ 40 pour cent de plus. La conclusion est nette, chiffrée et directement comparable, ce qu’aucun « ROI de moins 57 pour cent » ne permettait de dire.
Changeons maintenant la seule variable qui compte. Sur six mois, l’achat garde une grande partie de ses coûts fixes et perd peu de valeur de revente supplémentaire, mais il faut l’amortir sur six mois seulement :
CTP achat sur 6 mois = 3000 + 200 + 50 + 150 - 1800 = 1600 CHF, soit 267 CHF/mois
CTP location sur 6 mois = (100 × 6) + 100 + 150 = 850 CHF, soit 142 CHF/mois
Le classement s’inverse. La location devient nettement plus économique pour un séjour court, non pas parce que ses mensualités seraient basses, mais parce que l’achat concentre ses coûts au départ et récupère mal sa mise en cas de revente rapide.
Le seuil de bascule
Le point d’équilibre s’obtient en résolvant l’égalité des deux coûts totaux. En notant P le prix d’achat augmenté des frais initiaux, S la valeur de sortie nette et M la mensualité de location augmentée de ses frais annexes ramenés au mois :
D d'équilibre = (P - S) / M
Cette formule suppose une valeur de sortie fixe, ce qui n’est pas le cas : plus vous gardez le meuble, moins vous le revendez cher. Il faut donc calculer point par point. En reprenant l’exemple avec une revente estimée à 1800 francs après six mois, 1400 après un an, 1100 après deux ans et 900 après trois ans, et un entretien qui monte de 50 à 300 francs sur la même période, on obtient :
6 mois : achat 267 CHF/mois | location 142 CHF/mois
12 mois : achat 171 CHF/mois | location 121 CHF/mois
24 mois : achat 102 CHF/mois | location 110 CHF/mois
36 mois : achat 76 CHF/mois | location 107 CHF/mois
Le croisement se situe entre un an et demi et deux ans. En dessous, la location gagne. Au-dessus, l’achat gagne, et son avantage se creuse chaque mois supplémentaire. Refaites ce tableau avec vos propres montants : c’est le seul chiffre qui vaille pour votre situation.
Une grille de décision utilisable telle quelle :
Besoin inférieur à douze mois, logement déjà partiellement équipé, forte incertitude sur la suite : la location ou l’occasion l’emportent presque toujours. Pour les budgets serrés, notre article sur meubler à petit budget donne des pistes d’équipement à coût réduit, et le comparatif des abonnements meubles pour étudiants applique exactement ce calcul aux séjours courts.
Besoin de un à trois ans : le calcul se joue à peu de choses et dépend surtout des frais de sortie du contrat de location et de la qualité du marché d’occasion pour ce que vous achèteriez.
Besoin supérieur à trois ans : l’achat est presque toujours moins cher, et il le devient d’autant plus que le mobilier choisi se répare. Un article durable acheté une fois bat un article médiocre acheté trois fois, et cette logique se retrouve dans le coût réel d’un dressing sur mesure en Suisse, où la comparaison au mois d’usage est également plus parlante que le prix affiché.
Cas particuliers
Emménagement en couple ou en colocation : la question du propriétaire des meubles se pose au départ comme à l’arrivée. Un achat commun sans convention écrite se règle mal en cas de séparation. La location, dont le contrat désigne un seul preneur, déplace le problème sans le supprimer.
Mobilité professionnelle avec prise en charge par l’employeur : si l’entreprise rembourse un forfait d’installation, comparez ce que le forfait couvre. Il finance souvent l’achat mais pas les mensualités récurrentes.
Meubles de bureau à domicile : la logique de coût par mois d’usage reste la bonne, mais un siège ou un plan de travail utilisés huit heures par jour justifient un niveau de qualité que le calcul financier seul n’exprime pas.
Contrats avec option d’achat : additionnez toutes les redevances versées et l’option finale, puis comparez au prix d’achat comptant de départ. L’écart correspond au coût du financement, et c’est ce que le taux annuel effectif global exprime en pourcentage. Pour un leasing soumis à la LCC, l’article 33 alinéa 4 précise que ce taux se calcule sur la base du prix d’achat au comptant à la conclusion, de la valeur résiduelle à la fin et du montant de chaque redevance.
Erreurs fréquentes
Comparer une mensualité à un prix d’achat. Ce sont deux unités différentes ; seul le coût total sur la même durée est comparable.
Retenir un prix de revente optimiste. Le montant à inscrire est celui que vous encaisserez, après le temps passé et les frais engagés.
Oublier la sortie anticipée. C’est le poste qui fait basculer un contrat apparemment bon marché, et c’est aussi celui que le droit encadre le plus précisément.
Signer sans lire le tableau de résiliation. Quand la LCC s’applique, il est obligatoire ; quand elle ne s’applique pas, l’article 266k CO limite déjà les indemnités que le bailleur peut réclamer à un particulier.
Confondre bail et leasing. La différence tient parfois à une seule clause sur l’augmentation des redevances en cas de résiliation anticipée, et elle change le régime légal applicable.
En résumé
Abandonnez le ROI, calculez un coût par mois d’usage, et posez la durée réelle de votre besoin avant de regarder le moindre prix. Vérifiez ensuite sous quel régime tombe le contrat que l’on vous propose : bail mobilier du code des obligations, leasing soumis à la LCC, ou meubles cédés avec le logement. Ces deux gestes, un calcul honnête et une lecture du contrat, suffisent à répondre à la question dans presque tous les cas.
Sources
- Loi fédérale sur le crédit à la consommation (LCC, RS 221.214.1), Fedlex, état au 1er septembre 2023
- Ordonnance du DFJP sur le taux d’intérêt maximal pour les crédits à la consommation, modification du 20 octobre 2025 (RO 2025 698), en vigueur depuis le 1er janvier 2026
- Code des obligations (RS 220), art. 253, 253a, 266f, 266k, 267 et 267a
- Enquête sur le budget des ménages, Office fédéral de la statistique, résultats 2023
- Conditions d’habitation, Office fédéral de la statistique, statut d’occupation à fin 2024
- Office fédéral du logement, informations générales sur le droit du bail
- Déchets, Office fédéral de l’environnement, cadre de la gestion et de la valorisation